Interview de Pablo Puyol, acteur et chanteur pour la revue Cosmopolitan.
Merci à Queenny pour cette super traduction!!!
Tu l'as probablement connu quand il interprétait Pedro dans Un Paso Adelante. Jusqu'à présent, ce malaguène (natif de Malaga) avait un passé artistique remarquable, expérimenté en comédies musicales et en théâtre indépendant. Aujourd'hui avec une popularité assumée et une énorme envie de se défaire de son image télévisée, Pablo révèle sa double facette d'acteur/chanteur avec un film (20 centimètres, dans lequel il est le Prince bleu d'une transexuelle, Monica Cerver) et un disque - Déjame- qu'il bichonne/cajole comme un enfant.
Cosmo : A 21 ans tu y es allé franchement, tu as quitté Malagua et tu es venu jusqu'à Madrid. ça été une décision mûrie?
Pablo Puyol : Dans ma vie presque tout ce que je fais, je le fais quand mon coeur me dit : Maintenant, même si l'idée de partir à Madrid me travaillait avant. C'est surtout parce que j'avais fait suffisamment de choses au théâtre là-bas à Malaga, j'avais travaillé à Canal Sur et je sentais que je devais bouger. J'ai travaillé tout un été dans un parc d'attraction, (plusprécisément) dans le Passage de la terreur, j'ai économisé de l'argent et en septembre (1998) j'ai pris mes valises et je suis parti.
Cosmo : Qu'est-ce qui est venu en premier, la musique ou l'interprétation?
P.P. : L'interprétation. Je jouais au volley-ball et j'aimais faire du sport, mais un ami m'a dit d'aller à l'atelier théâtre de l'université. J'ai débarqué un jour, je suis monté sur scène, j'ai commencé à faire l'idiot et le directeur à été emballé par ma fraîcheur. Finalement j'ai laissé tomber l'université et le sport pour m'inscrire en Art Dramatique.
Cosmo : Et comment es-tu devenu un virtuose de la chanson?
P.P. : J'ai toujours chanté mais chez moi. Je n'ai jamais pensé que je le faisais bien mais que je poussais un ou deux braillements, c'est tout. Ce qui s'est passé c'est que je suis allé au casting de Grease où ils m'ont demandé de chanter quelque chose pour vérifier à quel registre je correspondais et c'est là que la chose a commencé. Quand j'ai vu que je devais défendre/interpréter une chanson tous les jours je l'ai pris très au sérieux.
Cosmo : Duquel de tes travaux te sens-tu le plus fier?
P.P. : De la comédie musicale Rent. Mon personnage était de la bombe/ formidable et l'oeuvre était tellement merveilleuse que je finissais toujours par pleurer d'émotion. Je suis également fier du film que j'ai tourné, 20 centimètres, et bien sûr de mon disque. Quand tu l'écoutes tu te rends compte qu'il a été bichonné, que tous ceux qui y ont participé y ont mis tout leur coeur. Et pour ça, je remercie aussi bien les compositeurs que le producteur et les musiciens.
Cosmo : En connaissant le contexte, est-ce le meilleur moment pour sortir un disque?
P.P. : Je dirais que c'est le pire, notamment à cause du piratage. Mais je pense aussi qu'Internet fait encore plus de mal parce que tout le monde a un total accès à l'information, à la musique et au cinéma et croit avoir le droit de se servir, ce qui est encore plus grave. Ils ne tiennent pas compte du travail que la sortie d'un disque implique. Personnellemnt, j'y ai passé 10 mois entre la composition, la production, la mastérisation... tout cela est un processus très long pour lequel les gens ne travaillent pas gratuitement.
Cosmo : Tu avais fini par en avoir assez de la télévision?
P.P. : J'avais fini par être épuisé. La télé est très prenante : tu passes 12, 15 heures sur un plateau et quand tu sors tu n'arrêtes pas de travailler parce que les gens te posent des questions, tu signes des autographes... C'est comme si tu travaillais 24 heures sur 24. Plusieurs fois, j'ai demandé qu'on me laisse quitter la série avant la fin de mon contrat, parce que je sentais que je n'en pouvais plus, mais ça n'a pas été possible.
Cosmo : Tant Un Paso Adelante que le groupe UPA Dance ont été un phénomène (de fans). Est-ce que par moments tu t'es senti harcelé?
P.P. : On a peur et il ne devrait pas en être ainsi. Et ce n'est pas seulement parce qu'un jour on te coince à la sortie d'un lycée et que les filles se jettent sur toi et t'aggrippent.. mais aussi parce qu'il y a des gens qui, uniquement parce que tu passes à la télé, te détestent. Avoir cette sensation de peur... je ne comprends pas. Pourquoi tu ne leur plaît pas alors que tu fais juste ton travail et que tu es payé pour ça? Que ça leur semble injuste, je peux le comprendre, mais il est inadmissible qu'ils me fassent me sentir mal.
Cosmo : Tu nous a raconté que tu es un garçon très discret, qui en profite avant tout pour être avec les amis...
P.P. : C'est exact. Quand je ne travaille pas je retourne dans ma terre natale pour être avec ma famille et mes proches. J'aime beaucoup faire du sport à l'air libre parce que je ne supporte pas les gymnases; le reste m'est égal : je sors courir, je joue au volley-ball, au tennis..... Et évidemment, j'adore partager une bouteille de vin avec mes amis et sortir manger tous ensemble. J'aime passer le plus de temps possible avec eux et essayer de faire en sorte qu'ils soient heureux.
Merci à Queenny pour cette super traduction!!!
Tu l'as probablement connu quand il interprétait Pedro dans Un Paso Adelante. Jusqu'à présent, ce malaguène (natif de Malaga) avait un passé artistique remarquable, expérimenté en comédies musicales et en théâtre indépendant. Aujourd'hui avec une popularité assumée et une énorme envie de se défaire de son image télévisée, Pablo révèle sa double facette d'acteur/chanteur avec un film (20 centimètres, dans lequel il est le Prince bleu d'une transexuelle, Monica Cerver) et un disque - Déjame- qu'il bichonne/cajole comme un enfant.
Cosmo : A 21 ans tu y es allé franchement, tu as quitté Malagua et tu es venu jusqu'à Madrid. ça été une décision mûrie?
Pablo Puyol : Dans ma vie presque tout ce que je fais, je le fais quand mon coeur me dit : Maintenant, même si l'idée de partir à Madrid me travaillait avant. C'est surtout parce que j'avais fait suffisamment de choses au théâtre là-bas à Malaga, j'avais travaillé à Canal Sur et je sentais que je devais bouger. J'ai travaillé tout un été dans un parc d'attraction, (plusprécisément) dans le Passage de la terreur, j'ai économisé de l'argent et en septembre (1998) j'ai pris mes valises et je suis parti.
Cosmo : Qu'est-ce qui est venu en premier, la musique ou l'interprétation?
P.P. : L'interprétation. Je jouais au volley-ball et j'aimais faire du sport, mais un ami m'a dit d'aller à l'atelier théâtre de l'université. J'ai débarqué un jour, je suis monté sur scène, j'ai commencé à faire l'idiot et le directeur à été emballé par ma fraîcheur. Finalement j'ai laissé tomber l'université et le sport pour m'inscrire en Art Dramatique.
Cosmo : Et comment es-tu devenu un virtuose de la chanson?
P.P. : J'ai toujours chanté mais chez moi. Je n'ai jamais pensé que je le faisais bien mais que je poussais un ou deux braillements, c'est tout. Ce qui s'est passé c'est que je suis allé au casting de Grease où ils m'ont demandé de chanter quelque chose pour vérifier à quel registre je correspondais et c'est là que la chose a commencé. Quand j'ai vu que je devais défendre/interpréter une chanson tous les jours je l'ai pris très au sérieux.
Cosmo : Duquel de tes travaux te sens-tu le plus fier?
P.P. : De la comédie musicale Rent. Mon personnage était de la bombe/ formidable et l'oeuvre était tellement merveilleuse que je finissais toujours par pleurer d'émotion. Je suis également fier du film que j'ai tourné, 20 centimètres, et bien sûr de mon disque. Quand tu l'écoutes tu te rends compte qu'il a été bichonné, que tous ceux qui y ont participé y ont mis tout leur coeur. Et pour ça, je remercie aussi bien les compositeurs que le producteur et les musiciens.
Cosmo : En connaissant le contexte, est-ce le meilleur moment pour sortir un disque?
P.P. : Je dirais que c'est le pire, notamment à cause du piratage. Mais je pense aussi qu'Internet fait encore plus de mal parce que tout le monde a un total accès à l'information, à la musique et au cinéma et croit avoir le droit de se servir, ce qui est encore plus grave. Ils ne tiennent pas compte du travail que la sortie d'un disque implique. Personnellemnt, j'y ai passé 10 mois entre la composition, la production, la mastérisation... tout cela est un processus très long pour lequel les gens ne travaillent pas gratuitement.
Cosmo : Tu avais fini par en avoir assez de la télévision?
P.P. : J'avais fini par être épuisé. La télé est très prenante : tu passes 12, 15 heures sur un plateau et quand tu sors tu n'arrêtes pas de travailler parce que les gens te posent des questions, tu signes des autographes... C'est comme si tu travaillais 24 heures sur 24. Plusieurs fois, j'ai demandé qu'on me laisse quitter la série avant la fin de mon contrat, parce que je sentais que je n'en pouvais plus, mais ça n'a pas été possible.
Cosmo : Tant Un Paso Adelante que le groupe UPA Dance ont été un phénomène (de fans). Est-ce que par moments tu t'es senti harcelé?
P.P. : On a peur et il ne devrait pas en être ainsi. Et ce n'est pas seulement parce qu'un jour on te coince à la sortie d'un lycée et que les filles se jettent sur toi et t'aggrippent.. mais aussi parce qu'il y a des gens qui, uniquement parce que tu passes à la télé, te détestent. Avoir cette sensation de peur... je ne comprends pas. Pourquoi tu ne leur plaît pas alors que tu fais juste ton travail et que tu es payé pour ça? Que ça leur semble injuste, je peux le comprendre, mais il est inadmissible qu'ils me fassent me sentir mal.
Cosmo : Tu nous a raconté que tu es un garçon très discret, qui en profite avant tout pour être avec les amis...
P.P. : C'est exact. Quand je ne travaille pas je retourne dans ma terre natale pour être avec ma famille et mes proches. J'aime beaucoup faire du sport à l'air libre parce que je ne supporte pas les gymnases; le reste m'est égal : je sors courir, je joue au volley-ball, au tennis..... Et évidemment, j'adore partager une bouteille de vin avec mes amis et sortir manger tous ensemble. J'aime passer le plus de temps possible avec eux et essayer de faire en sorte qu'ils soient heureux.




